Si la sinistrose ambiante puise ses causes dans des situations problématiques réelles, structurelles, humaines, sociales, spirituelles, politiques, économiques, environnementales, idéologiques (…), l’amplification médiatique consistant à ne rapporter que « ce qui ne va pas » sans contrebalancer par des alternatives possibles et des pistes de lumière, contribue au climat morose. Garder espoir, avoir confiance (foi), aimer en ces temps, les proposer et les incarner, relèvent d’un certain combat de vie intérieur et/ou spirituel. En occident, socialement, nous sommes désemparés par nos intériorités devenues si souvent désespérément vides, absentes, compulsives (comme la pub, internet et la consommation…), creuses (au profit de ces images, de ces emballages), brouillées, « tentées », « incompétentes », pauvres, élastiques, endormies (…). Oui, politiquement, socialement, individuellement, économiquement, il y a plus que jamais de nets avantages à nourrir l’intériorité des citoyens et l’espoir par des alternatives. Je parle ici d’une nourriture qui rend libre, qui désaliène, qui nous amène à l’Autre, à l’interdépendance, au meilleur de Soi, à l’Amour, à la Paix (…). Une intériorité bien sûr à la fois spirituelle et dans la laïcité, une intériorité à la fois personnelle mais qui a droit d’être vraie socialement. Tout ça dans l’équilibre et la recherche d’union, au nom du bien
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Si un être ne fait que dénoncer, il contribue à terme au découragement et à l’immobilisme. Ainsi, sans le vouloir, il soutient ce qu’il dénonce.
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Pour contrer la sinistrose par l’intériorité et la culture
-Remusicaliser le monde (Martin Ferron) : Kasàlà, une approche pour mieux vivre
-En musique, « Djon Maya » de Victor Démé (Burkina Faso) – Remix Martin Ferron
-Le Kotéba, un art social ouest-africain pour corriger les travers de la société
-« Ode à la création », Musique et Design sonore par Martin Ferron sur un texte de l’Abénakis Nicole O’Bomsawin
- Martin Ferron : Textes, Musiques originales, Réalisations et Animation
- Erika Leclerc-Marceau : Collaboration aux textes et Animation
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Le Kasàlà est une pratique « universelle », proche de la thérapie du même nom originaire d’Afrique. On pourrait traduire le mot Kasàlà de la façon suivante : « expression poétique, publique, solennelle et bienveillante de la personne ». Le Kasàlà a été élaboré et théorisé par
Le Kasàlà vise l’affirmation de l’être afin qu’il puisse retrouver sa juste place dans la société et la nature. Il cherche à favoriser la connaissance progressive de l’Autre et de Soi, grâce au dialogue qu’il instaure au niveau le plus profond de l’être. Le Kasàlà veut rappeler aux humains qu’ils relèvent fondamentalement des mêmes substances, qu’ils peuvent partager des émotions et des aspirations communes. Ultimement, c’est la transformation positive des personnes qui est visée, prémices d’une contribution à la transformation de la société tout entière.
En guise de conclusion, reprenons les mots de l’auteur Christiane Singer : « Cette étonnante pratique m’apparaît une merveilleuse école de dignité, d’effronterie et de poésie joyeuse. Pour guérir de la morosité européenne, il était grand temps d’appeler l’Afrique à l’aide ! »
Université de Gent (Belgique), article sur le kasala
http://www.kasala.be/
Article dans PSYCHOLOGIES MAGAZINE
